Rédigé par l’Ombuds de l’AMSC
À cette période de l’année, la communauté de l’AMSC est en effervescence avec ses formations, ses stages et ses activités sur neige. Les gens y jouent différents rôles – élèves, moniteur·rice·s, formateur·rice·s – mais tous font partie d’une industrie très soudée.
Dans ce contexte, des déséquilibres de pouvoir peuvent naturellement apparaître. Les moniteur·rice·s et les formateur·rice·s fixent les objectifs, choisissent les exercices, déterminent le rythme, donnent leur avis et évaluent les résultats. C’est tout simplement ainsi que fonctionne la structure d’apprentissage.
Un déséquilibre de pouvoir n’est qu’une répartition inégale de l’autorité, comme entre un entraîneur et un athlète, ou un médecin et un patient. Soyons clairs : les déséquilibres de pouvoir sont normaux. Ils font partie de la plupart des relations pédagogiques. Ils ne deviennent un problème que lorsque ce pouvoir est poussé trop loin ou utilisé à mauvais escient. La présence d’un déséquilibre des pouvoirs ne signifie pas en soi qu’il y ait eu harcèlement.
Il vaut toutefois mieux rester vigilant. Les moniteur·rice·s et les formateur·rice·s ne réalisent souvent pas l’influence qu’ils exercent, ni la façon dont leurs actions peuvent être perçues.

Comment savoir s’il existe un déséquilibre de pouvoir ?
Par le silence : un élève a le sentiment de ne pas pouvoir remettre en question un exercice ou s’exprimer s’il n’est pas à l’aise avec une activité. Lorsqu’un élève estime qu’il doit rester silencieux pour obtenir de bons résultats ou que, s’il s’exprime, il sera traité différemment (de manière négative).
À travers des questions ou des commentaires subtils : un élève peut avoir dit quelque chose, mais avoir le sentiment que ses préoccupations ou ses commentaires n’ont pas été pris au sérieux. La perception est importante : quels que soient les résultats, les élèves se souviendront de la façon dont ils ont été traités par leur moniteur ou leur monitrice.
Que pouvez-vous faire pour trouver le bon équilibre (de pouvoir) ?
Pour les élèves :
Si vous participez à un programme ou à une formation et que les instructions fournies par le /la moniteur·rice et le/la formateur·rice ne vous semblent pas logiques ou que les décisions vous semblent injustes, demandez dès que possible des éclaircissements ou plus de renseignements au / à la moniteur·rice ou au/à la formateur·rice. De petites conversations peuvent éviter de plus gros problèmes par la suite.
Pour les moniteur·rice·s et les formateur·rice·s:
Si vous êtes formateur·rice·s dans le cadre d’un programme de l’AMSC ou moniteur·rice chargé·e de la formation dans une école de neige, il est important de définir des attentes claires, de faire des commentaires respectueux et de vérifier régulièrement auprès des élèves ou des participant·e·s qu’ils ont bien compris.
Le code de conduite de l’AMSC (sections 23 et 16) rappelle aux moniteur·rice·s d’agir de manière équitable, de rester professionnel·le·s et d’éviter d’utiliser leur autorité de manière blessante. Voici quelques bonnes pratiques :
- séparer l’encadrement et l’évaluation;
- faire des commentaires au moment opportun (où et quand);
- faire attention aux blagues, au ton et aux insinuations;
- garder les relations axées sur l’apprentissage;
- et accueillir les questions sans jugement.
Vous souhaitez discuter d’une situation difficile ? Le bureau de l’ombuds de l’AMSC est à la disposition de tous les membres: nous sommes confidentiels, impartiaux et indépendants.
