Rédigé par Andrew Elsdon, formateur à l’AMSC
Le ski, c’est avant tout une question de feeling.
Avant que les carres ne mordent la neige, avant que les exercices ne s’enchaînent, avant que la saison ne commence vraiment, il y a toujours un moment où tout se met en place. Pour moi, qui est moniteur de ski et formateur à l’AMSC, ce moment n’est souvent pas le fruit d’une liste de contrôle ou d’une présentation PowerPoint, mais d’une expérience partagée. Une conversation. Une histoire. À l’aube d’une nouvelle saison, en écoutant les meilleurs formateurs et formatrices du Canada, je me rappelle que notre travail ne consiste pas seulement à perfectionner la technique, mais aussi à lui donner un sens. Et parfois, la leçon la plus importante de l’année ne se passe pas du tout sur la neige… elle se passe à mi-chemin du sommet, dans le télésiège, quand quelqu’un raconte une histoire qui reste gravée dans les mémoires.
Si vous vous prépariez pour la saison 2025-2026, la dernière mise à jour technique de l’Alliance des moniteurs de ski su Canada (AMSC), présentée par Jean-François Beaulieu (« JF »), tombait à point nommé. Avant de dévaler les pistes en tant que moniteurs de ski enthousiastes, nous avons reçu une mise à jour technique détaillée en ligne, qui a constitué une introduction idéale au lancement de la saison. Et rien ne pouvait mieux donner le ton qu’un début de saison dans le cadre hivernal de Tremblant, au Québec.
Alors que le monde du ski continuait à évoluer et à s’adapter, les skieurs et skieuses arrivaient mieux informé·e·s et de plus en plus axé·e·s sur la performance. En réponse, les moniteurs et monitrices devaient allier leurs connaissances techniques à leur intelligence tactique de manière plus fluide que jamais. Au milieu de toute la biomécanique, des stratégies de terrain et des méthodologies de combinaison des habiletés, un moment s’est démarqué de tous les autres et, curieusement, il ne s’est pas produit pendant une séance sur neige. Il s’est produit dans le télésiège.
Pendant un trajet en télésiège avec JF Beaulieu, celui-ci a partagé un moment d’enseignement datant de plusieurs années, dont il se souvenait encore très bien.

L’élève ?
JF Beaulieu lui-même.
Le moniteur ?
Michel Beaulieu, un entraîneur chevronné doté d’une remarquable capacité à transformer des concepts techniques en expériences inoubliables.
JF a expliqué comment Michel avait dispensé une leçon de ski déjà très complète, avec de solides exercices, des tactiques judicieuses et des choix de terrain intelligents.
Ensuite, Michel a fait quelque chose qui a rendu la séance non seulement bonne, mais excellente.
Il a intégré l’aspect technique dans une histoire.
Pas un cours magistral.
Pas une explication mécanique.
Un récit.
C’était une histoire courte et percutante qui illustrait le point tactique d’une manière qui a vraiment marqué JF.
Ce n’était pas simplement : « Voici comment vous devez aborder ce mouvement. »
C’était : « Voici le scénario, voici l’émotion, voici l’imagerie… maintenant, skiez. »
Selon JF, c’est grâce à cette histoire que les tactiques enseignées lors de la leçon sont restées gravées dans son esprit.
La conclusion ?
Un enseignement mémorable est émotif, accessible et significatif, il ne se limite pas à la technique.
Son histoire particulière a donné un contexte au mouvement.
– Le contexte l’a rendu tactique.
– La tactique l’a rendu mémorable.
– Et la résonance émotionnelle l’a rendu mémorable pour la vie.

En d’autres termes, les skieurs ne se souvenaient pas toujours de l’exercice.
Mais ils se souvenaient de l’histoire, et cette histoire les aidait à se souvenir du mouvement.
C’était exactement ce que demandait la mise à jour 2025-2026 :
- Clarté
- Connexion
- Tactique
- Émotion
- Intégration
- Contexte
Ce moment passé avec JF dans le télésiège a prouvé que même pour les athlètes d’élite et les éducateurs, une bonne histoire survivait à un excellent exercice.
« Sortez, partagez votre passion pour le ski. Rendez-la mémorable, racontez l’histoire. »
